all over the web


Facebook

Mes amis
font des blogs

Le Magicien d'Oz

Darcy PiedsouterreTino

Godforsakenboy

Sharloo
Nameo


Mes amis
font de la musique

Bonetcha

Samedi 19 juillet 2008

Je pleure. Mais de joie cette fois. J'ai retrouvé ma fenêtre. Le chant des grillons. L'ombre des arbres. Et mes étoiles. MES étoiles. Nos étoiles désormais. Parce que je les avais fait nôtres pour qu'elles éclairent ton chemin. Ce que je donne, je ne le reprends jamais. Elles sont dès lors à toi aussi. Même si... tant pis. Ne l'oublie pas.
Je regarde cette constellation. Plein de larmes. Plein d'espoir. Je crois que ça en vaut la peine. Ca m'a manqué tout ça. Tellement manqué. Je m'étais perdu dans la foule. Dans le bruit. J'avais peur. Je voulais. Je ne pouvais pas. Désormais, j'ai retrouvé l'espoir. Pour tenir debout. Nos étoiles dansent une tarantella. Et nous sommes des anges. Je fais de nous des anges qui s'enlacent sans jamais se lasser.
Que mes étoiles arrivent jusque dans ton ciel. Ce soir. Demain. Toujours. Elles te guideront. Elles te mèneront à toi. A nous. Mais jamais ne te mèneront à bout.

"Sentir encore monter la chaleur
De ton corps contre mon coeur
De ta peur contre ma peur
Poser ma joue sur ton épaule
Encore nos mains qui se frôlent
Encore nos yeux qui se cherchent"

(Zazie, Slow)

ajouter un commentaire commentaires (2)   
Mardi 15 juillet 2008

Il est des fois où plus rien ne tourne en rond. Il est des fois où l'être se perd dans des méandres inconnus à l'oeil nu. Il est des fois où notre corps, vuoto, appelle au secours mais personne ne vient. Il est des fois où on perd son équilibre. Il est des fois où on ne voit plus la fin de sa propre chute. Jusqu'à tomber physiquement à terre. Aux pieds de la solution. Le fond du gouffre. Il est alors temps de se relever. Tomber sept fois, se relever huit. Il est temps de se jeter in bocca al lupo. De ne plus avoir peur de te dire... de t'avouer. Mon dernier recours. Parce qu'il n'y a plus rien à perdre. Parce que la solution était là... face à mes yeux. Seule la montagne de peurs face à moi m'empêchait de voir ce qu'il fallait faire pour m'en sortir. Désormais, je le sais. Il est temps de te dire. Tout. Et tant pis si je te perds. C'est ma seule issue de secours. Pour retrouver énergie, forces et joie de vivre. I never thought I would compromise/ and still be, be.

ajouter un commentaire commentaires (1)   
Mardi 1 juillet 2008

Abed Azrié, Durer.

L’été s’est installé. Sous un soleil plombé. Qui brûle le reste de ma blancheur de peau. Difficilement, je recolle les morceaux de moi. Avec des hauts. Avec des bas. Toi, qui manque toujours. Ça, ça ne change pas. Elément stable des neuf derniers mois.

Hier après-midi, je suis allé à l’opéra voir Turandot. L’histoire d’un amour impossible entre un prince perse et une princesse chinoise.

Hier soir, j’ai vu Va, vis et deviens. Un film sur l’exil, la recherche de racines.

Ce matin, en me levant, je fais le lien avec une remarque que l’on m’a faite plusieurs fois ces derniers temps, suite aux matchs de football. Il paraîtrait que les Français ne sont pas assez « blancs » au goût des autres. Evidemment, j’ai expliqué la diversité française. J’ai démontré que nous étions tous Français, noirs, beurs, blancs, chinois etc. Que, du moins ma génération, avons grandi dans cette diversité de couleurs sans être étonnés ou chercher une différence entre nous – différence qui n’existe qu’aux yeux de certaines personnes. Que les fils et petit-fils d’immigrés sont bel et bien Français. Dans mon pays, il y a des églises, des mosquées, des synagogues, des temples. C’est un concept difficile à intégrer pour les étrangers. Peu habitués. Ou ignorants. Ce matin, je repense donc à mes origines. Mes racines. A ma famille. A mes amis. Et je suis fier d’appartenir à une si belle famille. D’avoir des amis qui connaissent ce mêmes aspects des racines diverses et variées… Carole, Tino, Frédéric et d’autres, évidemment.

Grand-Père était espagnol. L’histoire de son exil en France est assez belle et triste. Ce n’était pas à cause de Franco, de la guerre civile. Mais à cause de la pauvreté dans laquelle lui et sa famille vivait. Quand je vois Terre sans pain de Luis Buñuel, j’imagine son histoire. Je ne connais pas ma famille espagnole. Nous l’avons perdue de vue… et pourtant, elle existe. Peut-être qu’un jour j’irai faire des recherches. Rechercher mes racines espagnoles. Ce qui est drôle, c’est que je me suis toujours plu à imaginer les racines de Grand-Père au Maghreb. Son physique étant tel que ce lien parait évident. Peut-être est-il un enfant issu des lointaines invasions arabes. Nous ne le saurons sûrement jamais…

Dans ma jolie famille, j’ai aussi un oncle d’origine italienne par ses parents ; le petit-ami de sa fille – ma cousine – est d’origine marocaine. Leurs enfants sont le fruit de toutes ces origines. Et c’est magnifique. Dans l’autre partie de ma famille, côté père, la petite-amie de mon cousin est d’origine malgache. Elle est la sœur d’un de mes amis d’école. Une autre cousine a épousé un allemand et, cette union, a fait naître deux enfants. Je pourrais continuer encore longtemps comme ça. Voilà ma famille. Ses origines sont diverses. Et, pourtant, nous formons une seule et même famille. Colorée et très belle. Je suis fier d’appartenir à une telle famille. Très fier. Ces pensées font bourgeonner en mois des vibrations au cœur. Ma famille me manque. Mes amis, aussi. Ces derniers temps, plus que jamais. Bientôt, je vous retrouverai. Et, la dolce vita me manquera. Surtout toi, mon élément stable. Ça, ça ne change pas.

 

« Ma main

Laisse la tienne

La palper

[…]

C’est dans nos mains

Pas plus loin

Relions-nous

Ce soir

Poussons-nous

Ce soir

Jusqu’à nous »

(Bruno L., Nos mains, 26 juin 2008)

ajouter un commentaire commentaires (1)   
Mardi 24 juin 2008

Face à moi, l'espoir. Au-dedans de moi, des voeux. Je m'y rattache. Pour ne pas sombrer plus bas. Je ferme les yeux... je tente de fermer mes yeux sur ma nervosité quand je t'imagine. J'esquive la réalité en faisant des détours. Je ferme les yeux pour ne plus laisser s'échapper d'autres larmes. J'ai déjà trop pleuré. Mais, c'est difficile de ne pas succomber. La tentation est grande. Je ne sais pas trop quoi en faire de ce coeur qui bat trop fort. Qui se bat trop à l'intérieur. Qui voudrait crier les mots justes à ta face. Je les tais. Tais-toi mon coeur... Je les garde pour moi, ces mots. Même si, au fond, ça fait mal. Je ne t'affronterai pas avec eux. Je te les cacherai. Manque de confiance en moi poussé à son extrême. Entre ce déchirement - ces confusions internes et externes -, je tente d'apercevoir un brin d'espoir au bout du chemin... l'espoir de t'apercevoir au bout du chemin.

"One hand
allows the other
so much on me"
(Bjork, Unison)

ajouter un commentaire commentaires (0)   
Dimanche 15 juin 2008

Le silence. Le tien. Il m'attaque. Il me détruit. Face à la mer, une seule envie : sombrer dans les eaux. Touché. Coulé. Que me reste-t-il... quelques larmes qui jaillissent la nuit. Avant d'aller me coucher. Une ultime anihilation de mon être. Avant de fermer les yeux. De les rouvrir le matin. Et de se dire que rien n'a changé. Que nos voeux resteront planqués sous les draps. Et que l'absent est toujours silencieux. En conclusion, "rien n'étouffera le manque d'amour".

ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mercredi 11 juin 2008

Archive, Fuck u.

"I am beige, you are beige, everything is beige around me"
(Grace à Will, Will & Grace, saison 1). Je ne sais que dire. Plus rien. Tout disparaît. Et je me retrouve assis, sans ne savoir à quoi penser. Sans savoir si ça va ou pas. Rien. Néant. Le vent m'a emporté sur son tapis volant. Moi et tout ce qui faisait de moi un être humain : ma pensée. Ne me reste plus que l'instinct animal. Pour survivre. Toutes mes belles convictions... envolées. Avec mes certitudes. Avec mes doutes. Avec mes peurs. Avec mon espoir. Avec le positif. Avec le négatif. Il n'y a plus rien à l'intérieur. Je marche. La nuit tombe. Je me réfugie dans ma caverne. Je fais les cent pas. Je tourne en rond. Je ne fais jamais le tour de la question. Je ne trouve pas le point sur le i. Le pourquoi du comment. Je deviens fou. Je monologue à haute voix. Je me suis perdu quelque part. Mais où ? Par où commencer ? Par où recommencer ? Je suis détruit. Je bousille de fondations le peu qu'il me reste. Totally fucked up. Je me sens agressé quand la montagne se dresse devant moi. Impuissant. Une pierre tombe sur moi. Je saigne. J'ai mal. J'ai le corps barbouillé de sang. Et je remue le couteau dans la plaie. Je recherche un sens à tout ça. Un sens à la vie. Je me perds. Encore une fois. Je ne sais plus quoi faire. Les sanglots me déchirent la gorge. Au bout de la nuit. Ils me déchirent en pièces détachées. Comment rassembler ces morceaux de moi ? Je me vide de tout. Je suis vide. Absolument vide. Et j'attends bêtement que ton corps s'allonge près du mien. Tsss, je n'arrive même plus à trouver les bons mots. La scène nocturne était tellement terrifiante. Elle reste indescriptible. Elle restera imperceptible aux yeux des autres. Encore plus à tes yeux. Encore une fêlure.

ajouter un commentaire commentaires (3)   
Jeudi 5 juin 2008


I find it hard to tell you. I find it hard to take when people run in circles... it's a very very mad world.

ajouter un commentaire commentaires (2)   
Mardi 3 juin 2008

Partir. Fuir. A la recherche de soi. De la tranquillité intérieure perdue depuis trois mois déjà. Trois mois, c’est long. Ça me paraissait court trois mois plus tôt. Trois mois de solitude. D’envie de bouger les choses – à l’intérieur – mais rien n’y fait. Alors, je tente l’échappée belle, une parenthèse, pour voir si… même si, au retour, rien n’aura changé. Parce que, cette fois, je ne pars pas pour toujours, comme d’habitude. Et, ça fait mal de savoir que je vais rester en ayant perdu le fil, ma stabilité émotionnelle.

Parenthèse donc dans ma routine napolitaine. Naples, intéressante à vivre ; émotionnellement difficile, tu l’auras compris. Pas facile d’avoir cru trouver sa place et d’y avoir été éjecté en cours de route. Bref… je pars, peu importe, j’ai besoin d’aller voir ailleurs si j’y suis. Destination Palermo, Sicile. Je vais au plus économique. Sous un soleil infernal, je recherche ce fichu bateau. Je longe le port de long en large, demande aux gens… le voilà : majestueux. Je grimpe à bord, très en avance ; seul passager arrivé. Bon, d’accord, j’ai trois heures d’avance, ça n’est pas une raison ! Trois heures d’ennui profond. Je repense à toi. Les lieux me ramènent à mes souvenirs. Ce port où tu me lâchais la main. D’où je te laissais en repartant la tête basse et le cœur serré, compressé. Et, surtout, notre dernier instant intime, le temps d’un baiser volé sur la joue et de tes dernières paroles énamourées, « mi manchi già ». Sourire et amertumes se confondent… enfin, le bateau se remplit, la fumée s’échappe et me voilà à voguer sur les flots. Moi, sur le pont à regarder, sur fond de musiques mélancoliques, s’échapper Naples. De plus en plus petite. Le vent dans les cheveux, l’eau brassée et un zeste de tristesse. Pas par sensation d’abandon. Juste ces mêmes pensées, toujours elles. A voir les vœux sans se réaliser. De retour dans le salon, je tente – en vain – de noyer ma tristesse dans une birra. Ennui… et ce stupide pianiste – cliché La croisière s’amuse – qui prend son pied à en remettre une couche. Allez, une dernière cigarette et je vais dormir.

Le premier jour. I feel emotional landscapes. Il est six heures du matin. Premier café sur le pont. Le jour se lève timidement et, face à moi, la Sicile. Je suis secoué de tremblements : ce paysage m’interpelle. Il m’émeut profondément. Ce n’est encore qu’une ombre dans l’horizon. Mais peu à peu, les contours de la ville se dessinent. Se font plus clairs. Et voilà Palerme qui se réveille. Premiers pas dans la ville. Les yeux qui s’agitent dans tous les sens. Le cœur qui palpite d’émotions. C’est toujours une drôle de sensation que d’arriver sur un lieu inconnu. On tâte ici et là et, petit à petit, les repères se font nôtres, les rues empruntées quinze fois n’ont plus de secrets. Alors, j’use de ma vieille tradition : me perdre dans les rues de la ville nouvelle. Palerme est merveilleuse. Loin du chaos napolitain, Palerme inspire le respect. A commencer par les Palermitains, moins feints que les Napolitains, généreux et respectueux des autres et leur environnement. L’architecture de Palerme oscille entre des images de villes kabouliennes et une richesse architecturale arabisante incroyable. La piazza Quatro Canti, la Cathédrale, la somptueuse Martorana et ses mosaïques improbables, la piazza Marina et ses arbres sortis d’on ne sait où… des ruelles pour échapper aux touristes insupportables, le Mercato Ballaro’, le Giardino Inglese… Je parcours Palerme dans tous les sens, m’arrêtant seulement pour manger un pane con milza en cours de route. L’après-midi touche à sa fin, je rentre me reposer et le sommeil l’emporte. Et, pendant ma trêve de pensées, les moustiques me dévorent. Réveil vers 23h30. Une impression de déjà-vu occupe mes pensées. Répétition des choses qui s’agitent à l’intérieur, de ces mots qui ne demandent qu’à s’échapper de ma bouche mais que je retiens prisonniers dans le silence, par pudeur. Parce que je sais déjà qu’ils ne te plairaient pas. Et j’ai peur de toi. There’s a liar in my head, there’s a fifth upon my bed and the strangest thing is I cannot seem to get my eyes open. Cette peur, je la connais. Et, chaque jour, elle me pousse à me haïr un peu plus. Haïr la moindre de mes paroles, le moindre de mes gestes, la moindre parcelle de mon corps. Ces pensées me rongent. Et toi, tu n’es pas là – tu n’es plus là – pour les comprendre et les apaiser. Give me something to believe in. Tend-moi ta main, je la serrerai fort cette fois. Je ne tomberai pas. Cet instant me tue. Alors, je fume une autre cigarette. Là-haut, les étoiles sont perchées. Je fais un vœu… Palerme, douce Palerme, vais-je abandonner ici ma peine ou n’es-tu qu’une parenthèse de morphine ? Tel est pris qui croyait au bonheur.

Le deuxième jour. Repartir à zéro. En ordre, cette fois. Guides et cartes en main, je me repère dans Palerme. J’observe ce que je ne voyais pas hier. Le quartier de la Kalsa, la Cala, le Capo. Des merveilles se cachent derrière les murs de la vieille Palerme. Beaucoup d’églises et de palais. A l’heure de la sieste, la ville s’endort. Je vais lire quelques pages de Virginia Woolf près du port. Mon bain de soleil. Puis, passage obligé au musée de la marionnette – mon unique dose culturelle payante du voyage – où m’attend un spectacle de pupi, les marionnettes siciliennes, assez surprenant. Vendredi soir. Hors de question de se lamenter dans une chambre d’hôtel. Je file rejoindre une association qui propose une soirée dessins animés japonais, oui, ceux qui bercèrent notre enfance. Deux heures et demi plus tard (je ne suis pas resté jusqu’au bout), je termine la soirée au Giardino Inglese où mon esprit engagé revient : concerts contre la mafia !! Instant agréable mais déjà le sommeil m’emporte loin. Plus le temps de penser.

Le troisième jour. Réveil sur un rêve suspect de toi. Just get the fuck out of my dreams. Et, c’est toi qui va occuper mes pensées pour le reste de la journées. Ni les charmes de Monreale, petit village au dessus de Palerme, ni la sieste à l’Orto Botanico ne me changent les idées. Je suis déjà las de mon voyage. Je ressens une telle solitude. L’impression d’être dans un bunker de verre où j’entends la vie tout autour de moi. La vie et l’ignorance des gens à mon égard. Il y a en moi ce surplus d’amour qui ne demande qu’à être déversé. Il était pour toi. Je ne sais plus trop quoi en faire à présent. Il attend. Caché et silencieux. Et il me bouffe de l’intérieur. Dis, quand reviendras-tu, dis au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe ne se rattrape guère ; que tout le temps perdu ne se rattrape plus. La fanfare que j’entends de ma chambre secoue mes sentiments. Ceux que tu n’entends pas. Ou que tu fais semblant de ne pas entendre. Aiuto. Nos silences me tuent. Ma solitude émotionnelle me pèse. Ce combat quotidien commence à me faire mal. Et, parce que je sais que le retour est proche, la mélancolie s’est emparée de moi, à nouveau. Mon mal de vivre reste le même. Ennemi de soi-même, comment aimer les autres ? Sortie nocturne. Palerme, en long, en large et en travers. Je piétine Palerme dans tous les sens. Et un sourire pointe sur mon visage. Je prends les meilleures poussières de toi pour m’en faire un sourire. Je parcours la ville à m’en user les pieds. Ces lieux déjà familiers. Retour au Giardino Inglese pour d’autres concerts. Impossible de me concentrer sur le rythme. Juste sur mes souvenirs. Retour à toi. Retour au lit. Derniers mots écrits ; mots salvateurs. Retour à moi.

Le quatrième jour. Réveil en bonne santé. Quelques rêves étranges et érotico-scabreux. Mais je décidé de chasser la négativité par l’autodérision. Je laisse le passé redevenir le passé ; et l’avenir me surprendre. Dimanche, soit le jour ennuyeux par excellence lorsqu’on est seul. Palerme, elle aussi, est seule, désertée. Alors, je m’en vais voir ailleurs si j’y suis, destination Mondello, la plage. Voilà où se cachent les Palermitains le dimanche. Ils s’entassent comme du bétail humain sur le sable. Je me fond en eux. L’ambiance est à l’excitation pour eux. J’observe en m’isolant dans mon bunker musical. Le soleil voilé brûle ce qu’il reste de moi. Je ne suis que feu désormais. Le phœnix qui renait de ses cendres. Evanescence de mon moi. Evanescence de l’instant. Catch me if you can catch a fire. Tel un fantôme brûlé, je parcours Palerme. Je suis une procession religieuse avant de la quitter. De m’échapper dans ces rues à présent moins inconnues. Le soir, cinéma. Rires, larmes et happy end, évidemment. Comme au cinéma. A la sortie, je remarque que nous sommes le premier juin. Et, soudain, je me rends compte de la portée symbolique de ce voyage. Neuf mois après mon arrivée. Six mois après la naissance de sentiments nouveaux. Trois mois après la fin. Voilà, je suis né ; j’ai fini ma période de gestation. De tâtonnements. Toute la palette des émotions est passée. Ce voyage signe ma mort. Et ma renaissance, en terres connues. Cette fois, je ne vais pas partir ou m’enfuir. Je vais affronter. Avec l’expérience du passé. J’ai changé. Il y a ces choses qui ne changeront pas et celles qui changent, la vision d’une relation amoureuse par exemple. Ce voyage, inconsciemment symbolique, tel la traversée du Styx… mais sans se laisser engloutir par les Enfers. Non, je reviens sur mes pas. Et je vais tâcher de faire mieux. Je reviens profondément changé. C’est mon happy end. Auguri. Même si tu t’en fous, ce n’est pas grave. Car, j’ai changé. C’est maintenant que ça commence : ma vie.

Le cinquième jour. Derniers pas dans la città. Un saut par la Zisa et je repasse par les endroits connus. Le temps file lentement. La dolce vita en somme. Souvenirs de Palerme qui s’élèvent dans le ciel. Pas encore parti et déjà… je pense aux non-dits qui resteront à jamais des non-dits entre nous si tu ne fais pas le premier pas. C’est dommage. J’observe une dernière fois chaque recoins de Palerme. Je me place sous la protection de Santa Rosalia, la protectrice de Palerme. Un ultime vœu avant que le bateau ne me ramène, que le vent m’emporte Dieu sait où. Naples se dessine dans l’horizon matinal. Le voyage n’est plus qu’un souvenir. La parenthèse se referme. Ce que je suis est un va et vient constant. Mouvements d’humeurs, toujours eux. Come stai ? – Non lo so. La parenthèse se referme. Je suis de retour. Et, toujours le manque. De toi, évidemment. Ne restent que ces quelques vers griffonnés sur un bout de papier :

Quand tu te réveilleras

Sur les docks de la douleur

Tu verras que nous avions là

Le soleil sur le bout de la langue.

()

ajouter un commentaire commentaires (0)   
Mercredi 28 mai 2008
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Lundi 26 mai 2008

Alanis Morissette, That I Would Be Good.

Dis, as-tu aimé poser ton coeur à l'intérieur d'un être heureux ? Ta vision de la vie manque. Me réveiller à tes côtés manque. Passer ma main dans les boucles de tes cheveux manque. Ma main qui frôle la tienne manque. T'accompagner vers le départ manque. T'accompagner dans l'avenir manque. Me sentir aimé manque. T'aimer manque. Être sur le fil manque. Boire tes paroles manque. T'apporter le café au lit manque. Être le king of Bruno Bong manque. Ta peau volcanique manque. Ton sourire manque. Et ton rire aussi manque. Tes mouvements d'humeurs manquent. T'écouter manque. Te parler manque. Chasser les nuages du matin manque. Nos battements de coeur qui s'accordent en rythme manquent. Draper tes peurs dans les rêves manque. Tes yeux verts posés sur moi manquent. Le goût de tes lèvres manque. Ton odeur manque. Ton corps qui explose manque. Ma peur qui me ronge manque. Nos rendez-vous manquent. Tes bras qui m'étreignent manquent. Tes messages manquent. Les doutes manquent. Penser à toi manque. Partager, échanger manquent. Etre ensemble manque. L'intimité manque. La distance passagère manque. Et tant d'autres belles choses manquent encore. Que hora son mi corazon?

ajouter un commentaire commentaires (0)   

playlist

undefinedJean-Louis Murat, Dieu n'a pas trouvé mieux
Sir Alice, Bouddha is a material girl
Syd Matters, After all these years
Sia,
Breathe me
Fatale,
We are jalouse
Björk, Hyperballad
The Devlins, Waiting
Jeff Buckley, Hallelujah
Thee, Stranded Horse, So goes the pulse
Ez3kiel, Barbary
Zazie, Oui

le fil

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus